Rapport de Benjamin

Posté le: mars 12, 2018 Posté par: AHJV Commentaire: 0

Rapport de Benjamin


Voilà plus ou moins un an que j’ai décidé de ne pas faire directement d’études et que je me suis dit que je voulais un peu voir ce qu’il se passait dans les autres coins du globe. Après pas mal de recherches, je me suis finalement dit que le Togo ça sonnait bien! Je décide donc de faire accélérer tout ça pendants les grandes vacances et je tombe sur la date de début de chantier: le 20 octobre 2017. J’avais envie de découvrir un peu de moi même avant de commencer à l’AHJV (Association Humanitaire des Jeunes Volontaires) c’est pourquoi j’ai décidé d’atterrir le 17 et de rester trois jours à Lomé. Malheureusement, ce n était pas les meilleures dates souhaitées ( il y avait eu de grosses manifestations), ce qui ne m’a pas permis de voir quoi que ce soit avant d’arriver à Tsevie.
Mais bon, me voilà le 20 octobre entouré de gens inconnus, dans un lieu inconnu, dans une langue inconnue et sans autre volontaire ( Pierre et Victor étaient alors partis dans le Nord).
Petit à petit, j ai commencé à m’ habituer aux personnes que je devais côtoyer tous les jours, aux enfants avec qui je parlais dans la rue, à ceux des animations,.. mais surtout je me suis habitué à la façon de vivre, au rythme et petit à petit au climat. Au début, c’est surtout le manque de liberté qui m’énervait beaucoup, je ne connaissais pas les routes et j’étais malheureusement très dépendants des animateurs sur place. Mais au fur et à mesure, la confiance s’est établie et j’ai pu bénéficier d’une plus grande liberté.( quatre mois dans la même ville, ça aide pas mal ahah)
Mon projet de départ était la construction de latrines, mais je n’ai pu que m’engager très peu sur ce projet. En moindre effet, à mon arrivée, les fonds n’étaient pas encore là et ce sont donc vers les autres projets que je me suis tourné.
Le premier projet auquel j’ai pu participer était celui de l’animation et du soutien scolaire. Concernant l’animation, dès que l’on se met dans l’ambiance et que l’on se motive un peu, cela peut vraiment être un très bon moment. Pour le soutien scolaire, c’est assez drôle de voir à quel point cela fait longtemps que c’est derrière nous et que l’on ne s’en plaint pas! Pour ce projet, j’ai participé à des cours en 6e et 5e du collège. Là-bas, j’y enseignais tous les jours de la semaine et pour la plupart du temps sans le professeur normalement attitré. (Je dois avouer que son absence me permettait de pouvoir donner entièrement cours à ma façon et que ca m’arrangeait assez bien)

Le projet enfants de la rue m’a énormément beaucoup plu, j’ai pu à travers l’association , rencontrer de nombreux enfants, de nombreuses situations et aussi voir quelques avancées avec ces jeunes. J’ai pu également travailler sur d’autres projets, notamment celui proposé aux enfants de l’animation et aux enfants de Kouniko lors des fêtes de fin d’année, où l’ambiance était au rendez-vous tout comme notre merveilleux Papa Noël ??!
J’ai également eu la chance de rencontrer de nombreux volontaires, d’anciens volontaires mais également d’anciens membres qui ont tous permis de rajouter quelque chose à leur arrivée. Je tire mon chapeau aux animateurs locaux qui doivent faire en fonction de toute arrivée et de tout départ, et cela peut parfois s’avérer difficile. Un volontaire n’ est pas un autre, une époque n’est pas comparable à une autre également et donc les relations peuvent parfois être compliquées, mais cela finit pas toujours par s’arranger. Sur ces quatre mois, j’ai mangé des choses que je ne pensais jamais mangé, j’ai rencontré des villageois et j’ai vu comment pouvait être la vie sans électricité ni eau courante, j’ai vu des choses qui me choquaient mais qui paraissaient normales ici, j’ai tissé des liens avec de nombreux volontaires et membres et je suis surtout tombé de haut car ce que l’on voit sur le terrain n’est pas ce que l’on s imagine avant de venir.
Ce rapport n’est pas un rapport final car je ne rentre pas en Belgique et que je reviendrai à l’asso donc ca va, j’ai encore le temps pour songer à ce que je vais pouvoir dire dans celui-là.?
Je ne peux clôturer ce message sans remercier les membres, les volontaires, les amis, les enfants, le sodabi ainsi que tous ceux qui contribuent à l’asso depuis d’autres pays!
La bise