Rapport repérage enfants de la rue

Posté le: janvier 22, 2018 Posté par: AHJV Commentaire: 0

Rapport repérage enfants de la rue

Benjamin, Alizée, Tata, Rodrigue, Etiam et Charlotte sont partis, la nuit tombée pour la deuxième sortie de repérage des enfants de la rue. Nous sommes retournés chez le monsieur qui vend la ferraille et avons vu de nouveau les enfants que nous avions rencontré lors de notre première sortie. Modeste, jeune garçon de 16 ans dont la maman est morte a été amené chez sa grand-mère par son père. Mais sur place, la relation qui entreprenait avec son oncle vivant sous le même toit la emmenée à partir, depuis maintenant 3 ans, vivre dans la rue. Modeste nous dit vouloir apprendre le métier de mécanicien mais ne souhaite actuellement pas retourner chez sa grand-mère, ce qu’il souhaite c’est rester dormir chez une dame qui vend à manger sur le bord de la route dans le même quartier que la vente de son business. En plus de Modeste nous avons vu Moise, âgé de 17 ans, il arrive du Ghana. Orphelin du père et abandonné par sa maman au décès de celui-ci il est venu vivre chez son oncle à Tsévié. Ayant atteint le niveau scolaire du CE2, Moise a arrêté l’école et fait partit des enfants de la rue depuis maintenant 1 an. Son oncle, ayant perdu un jour un billet de 2000F, a accusé Moise d’être coupable, et c’est à la suite de cette dispute que le jeune garçon part et commence à prendre gout aux libertés qu’offre la rue. Avouent la difficulté de ce business, par la fatigue, l’incertitude de gagner suffisamment d’argent pour manger et assurer ses autres besoins, Moise nous a confié qu’il ne serait pas en désaccord sur l’idée de réinsérer une scolarité et par la suite revenir habiter chez son oncle, chez qui il se rend de temps à autre. Ce soir-là, il y avait avec eux Pierre avec qui nous n’avons pas entamé de discussion volontairement, puisque celui-ci se plaignait de maux de ventre, nous lui avons donc acheté des médicaments adaptés. Etant donné que nos échanges on était fluides, acceptés et partagés, nous avons pris l’initiative de leur donner rendez-vous Jeudi soir au DSL pour aborder leur situation et ainsi prévoir de mettre en place un processus de réinsertion familiale, scolaire et/ou professionnel adéquat à chacun d’entre eux.

Charlotte WINCKEL