RAPPORT DES 2 PREMIERES SEMAINES DE CHARLOTTE

Posté le: janvier 16, 2018 Posté par: AHJV Commentaire: 0

RAPPORT DES 2 PREMIERES SEMAINES DE CHARLOTTE


Après deux mois de préparations administratives, humaines et sanitaires, j’arrive enfin le 25 décembre à l’aéroport de Lomé. Tata, Luc et Ben le chauffeur sont là, venus me chercher pour me ramener à la maison. Si j’avais pu lire dans plusieurs témoignages d’anciens et d’actuels volontaires que l’on m’accueillerait au son des djembés, des chants et au goût du Sodabi dès l’aéroport, cela n’a pas été le cas. Mais après une bonne demi-heure de route pour rejoindre Tsévié, j’ai pu rencontrer la grande famille avec qui j’allais partager mes deux mois en ce lieu. Malgré la fatigue collective l’ambiance, là, n’a pas manqué d’être au rendez-vous. Une présentation nominative, la découverte du « fameux » Sodabi et me voilà déjà envahie par différents chants, rythmes des djembés, danses et même… une très chouette soirée bien tardive au 228. Ainsi, après trois semaines, je peux dire qu’au niveau intégration humaine, je me suis très rapidement sentie bien. Ayant choisi le projet « Enfants de la rue » qui se déroule tout au long de l’année, en groupe sur des temps définis et en travail personnel sur d’autres, je pensais rentrer, dans les jours qui ont suivis mon arrivée, dans le vif du sujet et participer à ma première réunion de début de chantier. Or, contrairement à mes attentes les membres et les volontaires étaient en congés pendant deux semaines. Mon premier ressentit a été l’incompréhension du déroulement et du programme de ce temps-là. Comme une impression de temps perdu, d’être inutile et de vacances (n’étant pas la raison de ma présence ici). Plusieurs aller-retour dans la ville de Lomé pour les besoins de chacun , majoritairement des moments de détentes, festifs, et de discussions au sujet du vécu des volontaires actuellement sur place ont entre autre étaient le programme de mes deux réelles premières semaines.
Ces deux premières semaines ont par ailleurs été bénéfiques pour les rencontres avec les personnes de mon entourage.
Congés terminés, j’entame ma troisième semaine déjà.. Les membres ont mis en place dès l’arrivée d’une nouvelle volontaire la réunion de début de chantier afin que l’on puisse choisir les différents projets auxquels nous souhaitons participer.
Tandis que tout le monde se retrouve les mercredis et les samedis pour l’animation, j’ai aussi émis l’envie de donner des cours les matins dans les écoles primaires.. J’ai pu donc, en ce 16 janvier donner mon premier cour a l’école Carillon de Tsévié avec les élèves de la classe de CM1. Ultérieurement la rédaction du projet « Enfants Malnutris » a eu lieu et, ainsi, on a pu m’expliquer afin d’en être rapprochée et d’en acquérir les connaissances de bases. Celle-ci a débutée par cette réunion, mais surtout par la rencontre de Nati qui vient nous rendre visite les samedis dans le but de sa progression en sociabilité en participant à l’animation mais aussi de sa communication.
Pour en revenir à mon projet principal, nous avons décidé ensemble pour l’année 2018, à un fonctionnement supplémentaire pour son déroulement. Ainsi, nous partons les lundis, volontaires concernés et les autres selon leurs disponibilités, à partir de 18h en repérage. L’objectif étant de rencontrer plusieurs enfants, leurs consacrer des temps d’échanges, et, au fur et à mesure tisser des liens pour ainsi entamer leur suivi respectif. Je me suis rendue compte, chose qui n’est pas facile lors du premier débrief de sortie, que la patience vis-à-vis de quelconque résultat était primordial, mais aussi que ces rencontres avec les enfants sur le terrain nous demandent une approche différente que celle que nous devons avoir quand nous les voyons à l’association en journée.
Je clôture mon rapport par ses quelques mots aussi simples et francs qu’ils soient. Je suis ravie d’être ici au sein de cette équipe, de partager ma vie quotidienne depuis trois semaines avec les membres, volontaires mais aussi personnes extérieures nous rendant visite de temps à autre. C’est une toute nouvelle expérience chaque nouvelle journée, c’est une culture que je découvre, ce sont des personnes que j’apprends à connaître et vice versa, des sensations de sécurité et de confiance qui se créées. Au plan humain cette association est enrichissante, elle nous demande une autonomie de travail, et d’investissement pour toutes les tâches qu’elle regroupe. Elle nécessite une communication en continu pour mener à bien la vie en collectivité que nous avons du départ jusqu’à la fin de notre séjour. Mais, en prenant en compte les deux premières semaines de congé dès mon arrivée, j’attendais avec impatience les moments où nous allions entamer, de manière plus concrète et régulière les différents projets de cette association, et je suis aujourd’hui pleinement ravie d’être ici et de participer aux actions de cette association.

Charlotte WINCKEL